J’ai tout le temps faim? 5 faims psychologiques


Alimentation / vendredi, mai 24th, 2019

“J’ai faim”, nous le disons tous, à tort ou à raison. “J’ai tout le temps faim”, je l’ai entendu aussi sur une note d’humour ou sur un ton plus désespéré.  C’est difficile pour nous de faire le tri entre les messages envoyés par notre corps et notre cerveau.

« Avoir faim », qu’est-ce que cela veut dire ?

On peut avoir faim parce que nous avons réellement besoin de manger, c’est ce que j’appellerai la faim physiologique mais il existe aussi un besoin de manger plus psychologique que physique, qui existe sous plusieurs formes.

C’est de ces faims psychologiques dont nous allons parler, un peu différentes des faims émotionnelles.

Nous les connaissons toutes sans pour autant savoir les identifier, voici 5 exemples de faims psychologiques pour apprendre à les différencier.

 

1. La faim visuelle

C’est la faim que nous ressentons quand nous jugeons que le contenu de notre assiette est trop léger comparé à nos attentes. Elle dépend beaucoup des quantités auxquelles nous avons été habitués depuis l’enfance.

2. La faim désir

Très proche de la précédente car dans les deux cas, elle survient quand ce qui est proposé n’est pas à la hauteur de nos attentes. Ici c’est l’intensité du plaisir qui compte pour être rassasié plutôt que le volume présent dans l’assiette.

Imaginez par exemple que vous preniez un chocolat dans une boîte d’assortiments et que vous soyez déçu par le fourrage aux fruits, ne seriez-vous pas tentés d’un prendre un deuxième pour essayer de combler le désir resté insatisfait ?

3. La faim pendule

Celle-ci est liée à nos habitudes horaires de prise des repas ou de grignotages. Cette sensation de faim peut cesser sans apport alimentaire, « quand l’heure est passée ».

4. La faim miroir

Ma « fausse faim » préférée, la plus conviviale. En référence aux neurones miroirs, acteurs majeurs de l’empathie, la faim miroir est celle qui naît en voyant quelqu’un manger une glace dans la rue.

5. La faim hivernale

Programmée dans notre inconscient, cette faim se réveille chaque année quand la lumière commence à baisser. Autrefois utile pour nous inciter à faire des réserves, elle perd son sens dans une société où la nourriture est abondante et les habitations sont chauffées.

6. En conclusion

Un point commun aux faims psychologiques: Vous pouvez avoir mangé en quantité suffisante au cours de la journée et ressentir chacune d’entre elles.

Quand on entame un régime quel qu’il soit, ressentir ces sensations de faim sans pouvoir les expliquer est décourageant. J’espère que réussir à en décoder certaines vous aidera à relativiser.


Sources : Pourquoi j’ai faim?, Dr Marie Thirion, 2013, Editions Albin Michel

 

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